Je suis redevenu celui que je n’avais jamais été

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Au début était le mot, et à la fin aussi est le mot. Le mot est, c’est tout. En ce sens, le seul sujet de l’écriture est l’écriture, ou plus exactement le seul sujet de l’écrit est l’écrit, l’acte d’écrire. Le seul sujet que désigne le mot est le mot. Par les mots, on accède […]

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Description

Au début était le mot, et à la fin aussi est le mot.

Le mot est, c’est tout.

En ce sens, le seul sujet de l’écriture est l’écriture, ou plus exactement

le seul sujet de l’écrit est l’écrit, l’acte d’écrire.

Le seul sujet que désigne le mot est le mot.

Par les mots, on accède aux mots.

Par la déformation des mots, on accède aux déformations qui sont

nécessaires pour dire.

Sinon, on ne dit rien.

 

Les auteurs

Philippe Bouret est psychanalyste à Brive-la-Gaillarde et auteur d’une vingtaine d’ouvrages (essais et poésie). Il est Membre de la S.G.D.L (Société des Gens De Lettres) et dirige la Collection Poésie au présent aux éditions DOURO.

Il s’intéresse particulièrement aux liens entre la psychanalyse et l’art. Ses travaux dans le Champ freudien l’ont conduit à étudier la poésie courtoise dans les cultures anté-islamique et arabo-andalouse au regard de l’enseignement de Jacques Lacan, de l’œuvre de Sigmund Freud et de l’enseignement de Jacques-Alain Miller. Il a étudié la langue et la calligraphie arabes.

Depuis de nombreuses années, il articule, à partir de son expérience de rencontres avec des artistes, ce qu’il nomme « la psychanalyse en expansion » et définit ainsi ce qu’il en est pour lui de la position du psychanalyste dans la cité au xxie siècle : « Les artistes prennent l’existence au sérieux. Ils explorent l’intranquillité, l’énigme et parfois la joie des chemins de la création, se laissent surprendre par les mots, les couleurs, les sons qui s’imposent à eux et font usage du malentendu comme marque de l’être parlant. » « Pour le psychanalyste qui va vers l’artiste, la rencontre au un par un appelle et expand le désir. Elle oriente l’engagement et révèle parfois des pépites. On appelle ça le savoir. Il en va de la survie de l’usage de la langue vivante et incarnée, il en va de la liberté. »

 Philippe Bouret a écrit de nombreuses préfaces, il dessine et sculpte. Il a publié en Roumanie une série de ses Encres (éfemmérides, éfemméros, femmes-bord et femmes-pli) accompagnées par des textes bilingues de Muriel Augry (Poète, écrivaine et Directrice de l’Institut français à Iasi) sous le titre Encres lacérées – Cerneruli lacerate.. Il a publié également plusieurs recueils de poésie et participé à des anthologies nationales et internationales.

Membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse, il a été Délégué par l’ECF aux cartels de l’ACF en Massif Central et membre de la Commission des cartels de l’ECF de 2013 à 2015. Engagé pendant de longues années dans les travaux du Groupe franco-algérien du Champ freudien il a été co-créateur et co-rédacteur en chef de la revue La Fibule (Groupe franco-algérien du Champ freudien). Il est nommé Membre du Pen Club français en 2017 sur proposition de Sylvestre Clancier, Président d’Honneur et Président de l’Académie Mallarmé. En 2018, il entre au directoire du Pen Club, comme vice-président du Comité des écrivains pour la Paix et co-responsable des réseaux sociaux avec le président Emmanuel Pierrat.

Andréas Becker est un écrivain d’origine allemande et d’expression française. Né en 1962 à Hambourg, il fit en 2012 une très remarquée entrée en littérature par son premier roman L’Effrayable, publié d’abord aux Éditions de la Différence à Paris puis à partir de 2015, comme l’ensemble de son œuvre, aux Éditions d’en bas à Lausanne en Suisse.

Le travail littéraire de Becker se caractérise par une haute inventivité langagière, que ce soit par la déformation et l’invention de mots comme dans L’Effrayable ou dans Gueules, par un détournement de la ponctuation comme dans Nébuleuses ou par une restructuration non chronologique de la narration comme dans Les Invécus. D’autres textes, comme Ulla ou l’Effacement ou Alcool mon Amour sont tirés d’expériences plus personnelles, dans une écriture sensible, près de ce qui reste dicible quand le tabou impose trop souvent le silence. Enfin, dans La Castration, Becker invente un nouveau style de roman policier ou toute une ville devient un corps social déréglé et menaçant.

Nombreux ouvrages de Becker ont été adaptés au théâtre par Brigitte Mougin, Yann Karaquillo ou Denis Lavant, dans des monologues, des mises en espace ou des lectures ; Ulla ou l’Effacement et Gueules ont été adaptés au cinéma par Jean-Denis Bonan.

L’œuvre de Becker fait l’objet d’intenses recherches universitaires à Limoges, Paris ou Heidelberg où une première thèse est en cours d’élaboration.

Andréas Becker vit et travaille aujourd’hui à Paris et dans le Beaujolais.

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