Description
Quatre secondes. Le temps moyen des prises de décisions qui peuvent faire basculer une vie. Certaines d’entre elles ont même pu changer la face du monde. Quatre secondes. Autant dire rien à l’échelle d’une vie, mais qui peuvent sembler une éternité en certains instants cruciaux. Ces « cinquante nuances » du temps, qui nous imposent leur impétueux diktat, constituent le fondement des huit récits, indépendants les uns des autres, qui composent ce recueil de nouvelles. De la difficulté suave et sucrée d’un mari jusqu’alors fidèle à résister aux avances d’une trop séduisante stagiaire, à la décision acide aux implications funestes d’un jeune ingénieur d’une centrale nucléaire ukrainienne une sombre nuit d’avril 1986, les tranches de vie de cet ouvrage se veulent le témoignage de quatre secondes d’éternité qui ont modifié à jamais le cours de vies, et parfois de l’histoire. Elles nous interrogent également sur les ressorts psychologiques qui orientent la décision finale. Si vous n’identifiez pas ces quatre secondes qui ont changé votre vie, c’est qu’elles restent encore à venir. Vous avez maintenant quatre secondes pour vous décider à entamer ou non la lecture de ces nouvelles. Quatre, trois, deux, un… Alors ?
L’auteur
Entre deux nœuds de cravate plus ou moins réussis, Christophe Landour, haut-fonctionnaire au ministère des Finances, aime écrire à ses heures perdues (ou plus exactement gagnées) des pièces de théâtre, des nouvelles et des romans dont le point commun est un dénouement inattendu, à l’instar de ses cravates. Inattendu, son parcours l’est tout autant, loin d’être aussi rectiligne que les cravates qu’il arbore au quotidien. En effet, initialement batteur, la nuit, dans un groupe de pop-rock dénommé Bélibaste (aux côtés de Jeff Larino), et coureur cycliste, le jour, écumant les routes seine-et-marnaises chères au regretté Laurent Fignon, l’auteur, constatant simultanément à l’orée des années 2000 qu’il ne gagnerait jamais le Tour du Limousin et qu’il ne supplanterait pas Phil Collins ni Stewart Copeland à la batterie (en dépit du succès d’estime du premier album de Bélibaste – La savonnette à vilain – et de deux concerts au Gibus) décide alors, « pour le plaisir » (en hommage à Herbert Léonard), de prendre un autre chemin et de suivre des études d’histoire et de droit à l’université de Paris I. Quelques diplômes et concours plus tard, il se met au service du public en rejoignant la fonction publique, au sein de laquelle il va dérouler sa carrière jusqu’à la haute fonction publique après un passage par l’ENA en 2010. Aujourd’hui administrateur de l’État au ministère de l’Économie et des Finances, ce touche-à-tout curieux et toujours avide de découvertes, aime être où on ne l’attend pas.







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